(TAL067) Terence:Terry:

Terence:Terry:

Cette semaine on accueille l’un des principaux vétérans de la scène deep house parisienne, j’ai nommé Terence:Terry:. Après plus de 15 ans de bons et loyaux services en tant que DJ et des sorties remarquées sur Freak N’ Chic, Robsoul ou encore 20:20 Vision, il a crée cette année son label La Vie En Rose dont les deux premiers maxis signés Kevin Malandrone et Maxime Iko ne laissent présager que le meilleur. À noter qu’une release party est prévue demain soir au Nouveau Casino pour fêter la sortie du troisième maxi intitulé Key Of Love, en compagnie de Hold Youth, Rafael Murillo et U S H. C’est d’ailleurs avec ce dernier que Terence sortira un nouvel EP le mois prochain sur Fragil, sous le nom W<>man… En attendant toutes ces échéances il a accepté de répondre à nos quelques questions et nous a réalisé un mix époustouflant, à base de deep house sombre et sexy comme on n’en voit pas tous les jours.

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Salut Terence, tu fais quoi de beau aujourd’hui ?
Alors là maintenant je reviens du sport, c’était génial! Mais pour faire un bref résumé j’ai monté un label qui s’appelle La Vie en Rose et nous avons également monté notre agence de communication mode et musique à Madrid avec ma fiancée Audrey.

Peux-tu commencer par nous résumer un peu ton parcours, depuis l’époque où tu vendais des disques aux Puces de Clignancourt jusqu’à la création de ce label ?
Avant de vendre des disques au puces de Clignancourt, une période riche en terme de culture, je suis longtemps sorti dans les premières raves parisiennes, c’était un des moments clé dans ma carrière. Je découvrais ces DJs parisiens, italiens ou hollandais dans de grandes ware house autours de Paris, mélangeant house et techno américaine à des labels européens tels que Harthouse, Djax Up, Gyrate, Stealth Records etc… qui étaient  connotés commercial, trancy. Ce mélange de genres m’a vraiment influencé et m’a donné envie de me mettre dans un premier temps aux platines.
Ensuite j’ai donc eu ma période aux Puces, c’était les débuts de l’Eurostar entre Paris et Londres, je faisais une razia dans de vieux entrepôts anglais de vynils d’occasion que je ramenais à bout de bras tous les weekends. A côté de toutes les rencontres que j’ai pu faire avec pas mal de DJs parisiens, je m’éclipsais de ma boutique pour aller dans  les autres disquaires de jazz, soul, hip hop, funk à la recherche de tous les samples, sonorités, inspirations que j’avais pu écouter auparavant durant cette période intense de “rave”(qui n’avait rien à voir avec le mouvement free-party qui est arrivé bien après). Les premières résidences parisiennes sont arrivées ainsi que les voyages à l’étranger. Après une certaine période je suis parti vivre à Londres afin de découvrir une autre scène, d’autres influences et un autre public. Ce n’est qu’à mon retour de Londres que l’idée de créer mon label m’est venue à l’esprit.

Et comment s’est passée ta découverte de la production, comment en es-tu arrivé à signer sur des labels aussi prestigieux que Freak N Chic, Robsoul ou 20:20 Vision ?
Mon principal professeur et source d’inspiration fut Jérôme Pacman qui me donna envie de me mettre à la production, c’est lui qui m’ a appris tout le travail technique. Ayant joué énormément le son anglais club du moment dans les soirées parisiennes avec des labels tel que Music for Freaks, Classic et Dérivés, mes premières envies de production furent de recréer ce son.

Pour en revenir à ton label La Vie En Rose, qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer ce projet ? Le label compte déjà deux sorties signées Kevin Malandrone et Maxime Iko, comment s’est passée la rencontre avec ces artistes ?
Ce projet est né d’une envie simple: ayant sorti pas mal de tracks à droite à gauche, je voulais disposer de ma propre plateforme et développer une musique peut-être un peu moins formatée que tout ce qu’on peut trouver sur les sites de vente actuels, car le problème et l’avantage sûrement, on verra, c’est qu’au cours de ces années j’ai été influencé par pas mal de genres et pas nécessairement électroniques. Mes rencontres avec Kevin et Maxime se sont faites tout naturellement puisque nous partageons des influences communes. Ce sont de jeunes producteurs définitivement à suivre.

Le style musical du label, tu le définirais comment ?
On peut dire, pour que tout le monde se retrouve, « club » qu’il soit house, techno, deep house, mid tempo, new funk etc…

Le troisième EP intitulé Key Of Love est en fait une réédition si j’ai bien compris, tu peux nous en dire plus sur ce maxi ? J’ai aussi entendu parler d’une soirée de lancement…
Alors Key of Love fut crée par mon ami U S H qui est aussi mon partenaire dans le groupe W<>man que nous avons fondé ensemble, un premier gros EP sortira d’ailleurs bientôt sur le label Fragil. A l’epoque ce morceau naquit d’un dysfonctionnement de ses machines, il fut édité sur le label D-note et peu d’exemplaires furent pressés. Nous avons décidé de la ressortir, il était pour nous important de le faire car il est et restera un hit underground d’une portée inattendue. On fêtera cette sortie au Nouveau Casino le jeudi 15 décembre avec Seuil, Le Loup, U S H (live), moi-même, ainsi que Rafael Murillo vs Vincent Vidal en back  2 back.

Tu as également fondé l’agence de communication ATAgency avec Audrey Vidal, tu peux nous en parler ? Pourquoi avoir choisi de développer cette agence en Espagne plutôt qu’en France (ou ailleurs) ?
Avec Audrey nous avons décidé de venir vivre en Espagne l’année dernière, nous avions envie de changement tous les deux et de se détacher un peu du microcosme parisien. Le projet est venu de l’envie de créer une structure qui mélangerait nos deux savoir-faire et nos deux univers. Audrey a travaillé pendant dix ans au sein d’importants bureaux de presse parisiens, elle avait envie aujourd’hui de créer sa propre histoire.

Avec un background comme le tien on pourrait s’attendre à te voir tourner tous les week-ends dans le monde entier mais pourtant tu demeures quelqu’un d’assez discret sur le circuit, comment expliques-tu cela ?
Je pense que dans chaque carrière musicale il y a des moments où l’on s’exprime et d’autres où l’on se  re-positionne, avec une envie peut-être de laisser plus de traces, de construire, c’est ce que je fais en ce moment. J’ai une résidence ici à Madrid au club Charada, qui me permet de jouer régulièrement et je fais également partie de l’agence de booking Lola Ed.

Pour finir peux-tu nous révéler quelques-uns de tes futurs projets, ainsi que les prochaines sorties sur ton label ?
L’un de mes futurs projets comme je le disais plus haut, c’est ce groupe W<>man que nous avons créé avec mon ami U S H. C’est un talentueux musicien qui a un gros background de producteur et moi une approche plus club et DJ de la musique. Notre idée est donc de produire une musique plus accessible avec notre passé et influences communes.
Les prochaines sorties sur mon label sont donc Key of Love avec un remix de Seuil et Le Loup. La prochaine sera avec Rafael Murillo, jeune producteur parisien qui sort un track avec la voix de JAW du goupe dOP et un remix d’Alex Kid. Et je prépare également une sortie avec une collaboration entre moi et Hanfry Martinez, DJ et producteur Espagnol des Canaries et fondateur du label Overhall, qui a déjà signé entre autres Maya Janes Coles ou Subb-an sur son label. Cette sortie comportera aussi un remix de Dyed Soundorom.

Download here : (TAL067) Terence:Terry: – 14.12.2011

14 décembre, 2011 | Karge | No Comment