LE GUIDE DU SAN FRANCISCO DES 90’S EN LOTUS SEVEN

Mercredi, 20 Mars 2013 Read Online

 

La Lotus Seven est une petite sportive historique que bien des lecteurs d’Auto Moto Magazine aimeraient posséder, et on ne peut pas leur en vouloir. Mais c’est désormais aussi un groupe et un album, car c’est sous ce nom que les deux DJ’s légendaires que sont Chris Carrier & Hector Moralez ont décidé d’officier ensemble. Concoctant une house qui passe sans problème du jazz à la techno (et s’adapte donc à presque tous les publics de soirées), leur album est « un road trip imaginaire dans le San Francisco des années 90 ». Il était donc logique qu’on leur demande un guide de cette ville pendant cette décennie. 

 

 

 

 

SE FOURNIR EN DISQUES

 

 

– Située à Berkeley et créée en 1992, Primal Records était la boutique de vinyles la mieux achalandée en production locale. L’année-même de l’ouverture du magasin, le propriétaire fonda son propre label, également nommé Primal Records. Hector y travaillait. Le magasin a disparu en 2004, mais il subsiste encore le site correspondant de téléchargement de mp3.

 

– Sur Haight Street, Tweekin était le même genre d’endroit et fonctionnait également avec un label, Tweekin Records. L’enseigne a fermé boutique en 2011.

 

– In House Records est une structure qui est arrivé un peu plus tard, en 1999. L’enseigne se démarquait par sa grande collection de classiques house et de pépites techno introuvables, mais on pouvait aussi y acquérir toutes les sorties des gros labels de Chicago et de New-York. L’histoire s’est terminée en 2007.

 

– Amoeba et Rasputin’s demeurent les enseignes musicales historiques les plus emblématiques de la ville : généralistes, ces deux boutiques proposent vinyles et CD’s en neuf ou en occasion, le tout dans un immense hangar. Ces entrepôts sont encore ouverts, et l’on peut encore parfois tomber sur quelques perles en farfouillant dans leurs bacs.

 

– Clear Records, BPM et Soundworks étaient aussi de bonnes boutiques, mais il y a longtemps qu’elles ont dû toutes trois mettre la clef sous la porte.

 

 

FAIRE LA FETE

 

 

– The Gathering était la plus ancienne et la plus grosse rave party de San Francisco.

 

– La Sunset était une soirée gratuite en plein-air, qui avait lieu dans des parcs et proposait une sélection musicale toujours à la pointe. Elle a pris une ampleur considérable d’année en année, tout en conservant cet esprit de soirée libre, organisée à la sauvage. Comme la Hippie Vibes, qui elle avait lieu dans un bateau, ces deux événements étaient toujours réussis et bon esprit. Ces soirées demeurent pour nous les meilleures de San Francisco, et peut-être même des USA. Et nous y avons joué !

 

– Ouvert dans les années soixante-dix, l’End-Up est un club qui a la particularité de disposer d’un jardin. Beaucoup de très bonnes soirées y ont eu lieu, comme par exemple celle qu’organise Hector : la Getunderground, que l’on peut également retrouver au club SIX, rassemblant toute la scène underground de San Francisco.

 

– Avec les précitées Sunset et Gathering, pour nous, les meilleures soirées étaient celles que l’on pouvait faire dans des entrepôts désaffectés ! Petits ou grands, ils abondent partout dans la Bay Area.

 

– Enfin, il faut citer la Gay Pride et la Love Parade :  on y a joué devant la mairie de San Francisco.

 

 

MANGER VITE ET BIEN

 

 

– Classic Pizza Place. Toujours ouvert.

 

– Escape from New York Pizza, au 1737 Haight Street.

 

– On trouve aussi quelques bons restaurants mexicains et japonais à San Francisco. Sinon, on peut toujours se balader dans le Chinatown local qui est le plus grand quartier chinois au monde en dehors de l’Asie, mais la nourriture vendue dans la rue est, pour le coup, loin d’être « gastronomique »…

 

 

FAIRE DU SKATE 

 

 

– EMB était le meilleur spot de street. Entre autres, j’ai eu l’occasion de rider aux cotés de Danny Way, mais malheureusement, la structure est désormais détruite.

 

– Le Berkeley Skate Park est un super parc en béton, et lui, il est toujours ouvert.

 

– Autrefois, il y avait un spot privé pour les riders de Real Skateboards : une rampe + une mini-halfpipe dans un hangar. J’y ai skaté avec Tommy Guerrero, lors de l’une de mes meilleurs sessions (bien arrosée à la Bud).

 

– Le skate-shop FTC est, dans son genre, un très bon magasin.

 

– Les skateparks de Palo Alto (en béton) et celui de San José (encore dans un hangar) étaient aussi très chouettes : beaucoup de rampes en bois, et en plus à couvert.

 

 

SE DESALTERER

 

 

– Sur Lower Haight, The Top était un très bon bar, avec comme décoration les dessins « d’Owen », un artiste bien connu des maisons de disque de San Francisco. On pouvait y croiser des personnalités de la nuit et de la musique, et il y avait toujours un DJ pour passer du bon son. Désormais fermé.

 

 

FLÂNER ET PASSER LE TEMPS

 

 

– Faire des barbecues… et appeler le Trees « Dealer d’herbe ». Les surnoms !

#1  B. Trees

#2  Kung Fu Panda

#3  Bird Man

#4  Captain Puff Em’

 

– On peut évidemment aussi surfer à San Francisco, mais c’est un peu risqué. L’eau y est froide… et il y a des grands requins blancs.

 

– Enfin, pour faire du shopping, Haight Street est l’endroit le plus branché de San Francisco depuis les années soixante-dix. On pouvait y trouver des magasinsvintage géniaux – et dans le même genre, il ne faut pas oublier la Telegraph Avenuequi remplit le même rôle à Berkeley.

 

 

++ Les pages Facebook respectives de Chris Carrier et d’Hector Moralez.

++ Lotus Seven, le premier album résultant de leur collaboration éponyme, est disponible depuis le 5 mars dernier sur le label Apollonia Music.

 

 

Photo de Une : Stéphane Ghenacia.